LE THINK TANK DES FRANçAIS EXPATRIés ou des binationaux résidant hors de France

Le think tank francais-etranger.org rassemble des citoyens français expatriés ou des binationaux vivant hors de France d'hier, d'aujourd'hui ou de demain et des experts internationaux francophones dans le but de contribuer au débat sur la recherche d'améliorations, de "best practices" pouvant être mises en oeuvre en France dans le cadre de réformes structurelles pour adapter notre pays aux réalités de la mondialisation.

lundi 14 février 2011

Diminuez les charges sociales ou nous allons tous mourir : la fin du "Made in France"?

Si l'on ne veut pas que le "Made in France" ne fasse plus partie que des souvenirs des français comme le Malabar, Simca ou Wonder il faut réagir et arrêter de croire que l'Etat français peut taxer à loisir ses entreprises, bien plus que tous le pays dans le monde, sans que cela n'entraine soit la mort de l'entreprise ou sa délocalisation.

L'Allemagne s'est engagée depuis quelques années dans cette voie  avec une baisse des charges et des contraintes sur le travail et une hausse de la TVA de 16 à 19% et le résultat ne s'est pas fait attendre surtout en cette période de crise.

A quoi bon pleurer et crier contre l'Allemagne de ses excellents résultats, baissons nos charges de 20 à 30% pour revenir dans la moyenne des pays compétitifs et augmentont la TVA à 24% si l'Etat et son administration pléthorique et dispendieuse n'est pas capable (pour le moment) de réduire son train de vie et ses dépenses.

Jean François Copé l'a bien compris et le clame puisqu'il sait qu'il n'y aura pas d'autre solution pour éviter la faillite de nos entreprises.

Bien sûr cela n'est pas une mesure populaire mais Nicolas Sarkozy porterait haut ses idées s'il avait le courage de ne pas attendre 2012 pour faire ce qu'il pensait faire avant son élection.

Bien entendu on peut se dire que ces charges sociales assassines obligent nos entreprises  à se restructurer, et surtout à innover. Et c'est en parti vrai et explique aussi notre bon comportement dans l'innovation mais ce n'est malheureusement pas vrai pour les start ups et les PME car elle ne trouve pas en France les structures de financement qui existent notamment aux Etats-Unis. Résultat soit le créateur part ailleurs développer son produit, soit il est condamner à rester petit et à la merci du moindre imprévu. En tout cas la grande aventure mondiale à la Apple ou à la Google ce n est pas pour lui. Et pourtant de nombreux français ont porté des projets similaires et ont fini comme entrepreneur à l'étranger ou salariés de ces sociétés leaders. Mon ami Jean-Louis Gassée en est peut être le meilleur symbole.

Qui vivra verra, ... encore faut il avoir de la trésorerie et l'envie pour cela !

Une liste d'entreprises françaises disparues si vous en avez le coeur.

Christian Le Maître


 Article du blog "Le blog d'Hexaconso" : http://www.hexaconso.fr/blog/?p=936

En ce mois de février, ce sont coup sur coup deux entreprises qui se voient sanctionnées : l’une est en redressement, l’autre en liquidation.


Clayeux, la dernière marque de mode enfantine Made in France en liquidation
Le 1er février, c’est pour Clayeux que le couperet est tombé. Liquidation ! Clayeux était la dernière grande marque de mode enfantine à fabriquer encore en France près de 70% de ses collections. Une page qui se tourne après 60 ans d’histoire.
Déjà entre juillet 2008 et janvier 2010, la société avait connu un plan de redressement judiciaire, entraînant au passage la perte de 61 salariés. L’orage semblait être passé avec notamment une augmentation de capital et un contrat de distribution prévoyant l’ouverture de 30 boutiques en Chine. Il y a deux mois et demi, le chiffre d’affaires publié était même de nouveau en hausse de 11 % (sur le 1 er semestre de l’exercice). Mais cela n’aura pas suffit à assurer la pérennité de l’entreprise.
Contre vents et marées, Clayeux avait réussi à sauvegarder une fabrication française, notamment pour ses modèles en maille, véritable ADN de la marque, et avait acquis une réputation « haut de gamme » allant bien au-delà de nos frontières. L’entreprise misait d’ailleurs sur le développement de boutiques à l’étranger, notamment en Chine et en Russie où le haut de gamme « Made in France » fait recette, pour développer ses marchés.
Sur le site historique de Montceau-les-Mines, plus de 90 personnes travaillent encore en production, encore au moins pour les trois mois qui viennent. Après ? L’entreprise cherche un repreneur, et pour le tribunal de commerce de Chalon, l’emploi sera l’un des critères déterminants. Mais encore faudrait-il qu’il y ait un repreneur, et surtout, que celui-ci ne rachète pas juste la marque, pour en délocaliser la fabrication dans un pays où la main d’œuvre serait bien meilleur marché !


HB Henriot, bols bretons contre bols chinois

Autre secteur d’activité, autre région, mais même difficulté à faire face à la concurrence asiatique : la faïencerie HB Henriot. Trois siècles d’histoire en Bretagne, des produits encore et toujours fabriqués à Quimper et décorés à la main, mais une situation qui devient difficile à tenir. Le fameux bol prénom à oreilles, par exemple, que tout le monde ou presque a un jour ramené de Bretagne. Le modèle authentique HB Henriot, entièrement réalisé et décoré à la main, est vendu 34 euros. Le même fabriqué en Chine ? 3 euros !!! Tout est dit !
Plusieurs fois dans le passé, la faïencerie avait eu à faire face à de graves difficultés, mais à chaque fois, elle avait réussi à repartir. Aujourd’hui, tous les espoirs résident dans un éventuel repreneur, capable de maintenir une production et des emplois en France. Et à Quimper, personne ne veut voir disparaître ce symbole. La mairie qui a déjà acheté une partie des locaux tient à garder ce savoir-faire local. « On ne va pas se lamenter sur l’effondrement du marché. On compte bien trouver un repreneur qui relance cette activité. C’est une priorité », a assuré à Europe1.fr Marc Andro, vice-président de Quimper Communauté en charge du développement économique.
Il se murmure que parmi les candidats qui pourraient se manifester figure Armor Lux, entreprise de confection, elle aussi quimpéroise.  Mais pour le moment le local de l’étape ne confirme pas la rumeur et se laisse le temps d’étudier le dossier. Profitons-en pour rappeler qu’Armor Lux possède deux usines à Quimper et une usine à Troyes qui fabriquent environ un tiers des modèles Armor Lux, le reste venant de pays à la main d’œuvre meilleur marché, dont la Tunisie par exemple. Mais ne cherchez pas, le site internet d’Armor Lux ne parle que de ses usines françaises. Le reste est pudiquement passé sous silence… A tiens, au fait, c’est aussi en Tunisie qu’Armor Lux sous-traite la fabrication des uniformes destinés à la Police nationale ou à la Poste !

dimanche 6 février 2011

La France doit faire mieux en matière de libertés individuelles

D'après le rapport de Privacy International et de l'article de Big Brother Awards : La France parmi les pires nations d’Europe en matière de libertés individuelles

En France, la Constitution stipule que la devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ». Mais le droit au respect de la vie privée n’est pas explicitement inclus dans la Constitution française de 1958.

Alors si la  Constitution de 1958 a placé en première position "La liberté", est ce bien de la "Liberté Individuelle" et du respect de la vie privé dont il s'agit? On peut en douter lorsque l'on étudie le rapport publié la semaine dernière à Bruxelles par trois organisations, dont Privacy International qui ont ainsi publié les résultats de leur étude comparative sur l’état des libertés individuelles dans 32 pays d’Europe (les 27 pays de l’Union européenne plus la Croatie, la Macédoine, la Norvège, la Turquie et la Suisse), intitulé "European Privacy and Human Rights" (EPHR). L’Union européenne, en tant qu’organe politique influençant les politiques nationales, fait également partie de ce classement.

Personnellement ce n'est pas vraiment une surprise, et pour ceux qui sont assez âgés pour avoir connu la France des années 80/90, il est difficile de ne pas ressentir une dégradation de ces libertés individuelles depuis une quinzaine d'années. L'Etat français dans son application de vouloir tout gérer, tout contrôler, tout décider, tout redistribuer, tout taxer plus que de raison (ou du moins plus que les autres pays européens) dépasse de loin les domaines régaliens d'une République. L'Etat semble de plus avoir la manie de ficher et même de surveiller des citoyens n'ayant rien à se reprocher. La multiplication des fichiers et l'utilisation de rapprochements autrefois interdits nous semblent une atteinte inacceptable aux libertés et un danger réel d'exploitation politique et surtout économique. La CNIL existe mais les condamnations sont aussi rares que les atteintes sont nombreuses et l'Etat français se sent il vraiment concerné ?

Parmi les mauvais signes donnés par la France, la loi LOPPSI-2 est présentée comme un exemple d’« extension inquiétant des pratiques de surveillance », notamment en facilitant « les accès, enregistrements, collectes ou transferts d’informations nominatives contenues dans tous types de bases de données ».

J'oserais même faire un parallèle entre l'accélération du nombre d'expatriés français et la diminution des libertés individuelles dans notre pays. Nous tacherons d'analyser les réactions et les témoignages des expatriés français pour comprendre si cela est une cause tangible de départ.

Je vous laisse donc à la lecture de ce dossier très intéressant dont vous trouverez le texte complet sur le site du Big Brother Awards http://bigbrotherawards.eu.org/article1235.html et sur le site de Privacy International.

Le think tank francais-etranger.org


L'Article du Big Brother Awards du 3 février 2011
 
L’objectif de ce travail est d’établir un panorama européen en matière de respect de la vie privée et de protection des données personnelles, en analysant l’évolution des lois et régulations nationales ayant un impact direct ou indirect sur les libertés individuelles de chaque pays concerné.


Pour résumer cet "état de l’Union des données personnelles", le rapport dresse un bilan détaillé des principaux points noirs pays par pays, le tout ventilé dans 18 domaines d’activité. Chaque pays est ainsi classé selon 7 critères de danger, du plus protecteur ("soutien consistant aux principes des droits de l’homme" = rouge clair) au plus liberticide ("surveillance endémique" = noir). Il apparaît ainsi que quatre pays se distinguent par l’ampleur des "points noirs" de leurs législations et de leurs pratiques en matière de surveillance des individus, à savoir les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Italie et la France.
Quand on se penche sur les détails pondérés de cette étude (voir ici le classement général), voici le Top 5 des pays de l’Union Européenne — échelle de danger de 1 à 10 - du pire au meilleur :
- RU 2.7, Irlande 2.7, France 3.2, Pays-Bas 3.2, Estonie 3.3.
- En incluant les pays hors UE : Turquie 1.7, Croatie 2.9, Macédoine 3.0.
- Meilleurs élèves : Allemagne 5.1, Luxembourg 4.9, Autriche, Belgique et Portugal 4.7.
- Note de l’Union Européenne : 4.2.
Ci-dessous les points noirs en matière de rétention des données, domaine le plus encadré par des politiques répressives, soulève le rapport (retrouvez la carte animée sur cette page).
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« La France n’est pas loin d’être couronnée championne d’Europe des États Surveillants. »

En introduction de son chapitre sur la France, le rapport annonce ce que nous pressentons depuis des années : « [La France] n’est pas loin d’être couronnée championne d’Europe des ’États Surveillants’. Fichiers et pratiques intrusives sont en constante augmentation ; malgré le bon travail du régulateur et de la société civile, [ce pays] offre parmi les plus faibles protections d’Europe » [2].